Aujourd’hui, une lettre pastorale importante du cardinal Paul-Émile Léger, archevêque de Montréal, a été publié au Québec. Fait Janvier 15, 1962, la lettre décrit une nouvelle approche audacieuse des relations avec les chrétiens non catholiques. In English.
Paul-Émile Léger
Cardinal-Prêtre de la Sainte Eglise Romaine,
du titre de Sainte-Marie-des-Anges aux Thermes
Par la miséricorde divine
et l’autorité du Saint-Siège Apostolique
Archevêque de Montréal
Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieuses
et à tous les fidèles de Notre diocèse, Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur
Lettre Pastorale
Responsabilités des Catholiques face à la Désunion des Chrétiens
Nos Très Chers Frères,
La veille de sa mort, après avoir institué l’Eucharistie, sacrement de l’unité, Jésus Notre Sauveur adressait à son Père cette prière qui est aussi le testament de son amour pour les siens: « Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » . Ce dernier désir du Maître s’est toujours imposé à son Eglise. Dès l’aurore du christianisme, les frères de la première communauté chrétienne, celle de Jérusalem, « n’avaient qu’un coeur et qu’une âme » . L’apôtre Paul recommandait aux communautés qu’il fondait, de « conserver l’unité d’esprit dans Je lien de la paix » et d’éviter toute discorde et toute coterie « parce qu’il n’y a qu’un coeur et qu’un esprit comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel; il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême; il n’y a qu’un Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous, qui demeure en tous ».
Malheureusement, dès le début, le péché des hommes a introduit au sein des premières communautés des ferments de division. On connaît la triste histoire des séparations chrétiennes, surtout celle qui opposa l’Orient à l’Occident, au XIe siècle, et celle qui a fait éclater la chrétienté occidentale, au XVIe siècle, ainsi que les fractionnements presque innombrables des Eglises protestantes. Continue reading →